Aide en action

Utilisation des données socio-comportementales pour la programmation humanitaire

an aid worker interacts with community members and recent returnees

En Afghanistan, en Indonésie, en Malaisie, au Mali, au Myanmar, au Nigeria, au Pakistan, dans la République démocratique du Congo (RDC), au Soudan du Sud et au Yémen, les partenaires recueillent des aperçus comportementaux et les commentaires des communautés et suivent les rumeurs. Cela pour favoriser l'utilisation des données socio-comportementales pour concevoir les stratégies et les interventions en fonction des évidences qui émergent avec le temps.

Il est crucial de bien comprendre les connaissances, les perceptions et les comportements locaux à l’égard de la COVID-19. Cela est particulièrement vrai pour refléter les genres, les âges différents et d’autres diversités. La compréhension des principales craintes d’une communauté à l’égard du virus et des stigmatisations éventuelle est cruciale pour une réponse appropriée et par les voies de communications les plus efficaces. Ces aperçus vitaux stimulent la programmation, comblent les lacunes dans les connaissances et augmentent les chances de succès, en particulier auprès des personnes les plus à risque.

Le renforcement des capacités inclut la formation du personnel en communication sur les risques, en engagement des communautés et en gestion des rumeurs en garantissant la transversalité et la continuité des initiatives. Dans de nombreux cas, l’élaboration et la diffusion de questions fréquemment posées, de matériel audiovisuel et de matériel visuel harmonisé comme des affiches, des banderoles, des produits artistiques, des peintures murales, des vidéos et des animations, ont été promues dans les langues appropriées et des formats accessibles. Ces derniers sont les plus importants pour permettre aux enfants, aux personnes non-voyantes ou non-entendantes et celles souffrant de handicaps mentaux d’avoir accès aux informations communiquées.

Les leaders communautaires et religieux sont des partenaires importants pour la collaboration, le décuplement des travailleurs de première ligne et les réseaux de volontaires (par exemple, les réseaux liés à la polio et au VIH) et l’utilisation des mécanismes de protection/alerte communautaires existants ainsi que les mécanismes de rétroaction communautarise existants pour intensifier les efforts visant à engager les communautés.

OCHA/Naomi Frérotte

Notes

  1. Pour plus d’informations sur la compréhension des perceptions communautaires concernant le risque lié à la COVID-19, consulter : COVID-19 : Perception communautaires de la région Asie-Pacifique - Indonésie, Malaisie, Myanmar et Pakistan (septembre 2020), FICR, OCHA et OMS ; Données sur les perceptions de la COVID-19 de leaders communautaires en Ouganda, Ground Truth Solutions ; « Data collected from crisis-affected communities to support more accountable and inclusive humanitarian response to COVID-19 », REACH ; SUARA KOMUNITAS (Perception communautaire de la Covid 19), une compilation et une analyse de 28 enquêtes sur la perception menées par différentes organisations