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Pays exposés au risque le plus élevé d’insécurité alimentaire

Yemen Malnutrition Boy

L’impact dévastateur de la COVID-19 se manifeste encore en termes d’augmentation du chômage, de destruction des moyens de subsistance et d'aggravation de la faim. Les familles ont de plus en plus de difficultés à mettre de la nourriture saine dans les assiettes, des millions d’enfants sont menacés de malnutrition infantile et le risque de famine est réel dans des pays comme le Yémen, le Soudan du Sud, dans la région du Sahel et dans le nord-est du Nigeria. La COVID-19 a introduit la faim dans la vie de communautés plus urbaines en exposant à un risque plus élevé de famine les personnes vulnérables comme les réfugiés et les femmes et les filles, les personnes prises dans des conflits et celles vivant à la pointe extrême du changement climatique.

Comme l’a révélé l’analyse de l’alerte précoce FAO-PAM sur les points chauds de l’insécurité alimentaire, la pandémie a frappé à un moment où le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire aiguë dans le monde avait déjà augmenté au cours des quatre dernières années, en raison essentiellement de conflits, du changement climatique et de chocs économiques. L’insécurité alimentaire aiguë devrait augmenter de 80% - de 149 millions avant la COVID-19 à 270 millions à la fin de l’année 2020 - dans 79 des pays d’intervention du PAM.

La COVID-19 n'épargne guère les vies et les différents lieux. Mais c’est pour les groupes déjà en situation d’insécurité alimentaire et vivant dans des situations de crise avant que le virus n’exacerbe les vulnérabilités préexistantes que son impact est le plus dur. Le tableau/carte ci-dessous de l’IPC et le Cadre Harmonisé éclairent davantage les endroits où les besoins sont les plus aigus. Une analyse plus détaillée et régionale se trouve dans la dernière version du Rapport d’alerte précoce des points chauds et dans la section du GHP spécifique aux pays.

OCHA/Giles Clark