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Migrants bloqués

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Les restrictions extraordinaires imposées à la mobilité et aux voyages en 2020 ont exacerbé les situations précaires et les vulnérabilités des populations de migrants. En juillet 2020, on estimait à 2,75 millions le nombre de migrants bloqués par des restrictions à leur mobilité liées à la COVID-19, faisant obstacle aux déplacements qu’ils envisageaient. Nombre d’entre eux sont confrontés à un risque d’expulsion à l’expiration de leur visa ou de leur permis de séjour ainsi qu’à des risques d'apatridie, de stigmatisation et de détention dans des établissements surpeuplés sans soins médicaux ni installations d’auto-isolement appropriées. Ceux qui sont bloqués peuvent également être plus vulnérables à l’exploitation, notamment à la traite de personnes et – par désespoir – prendre des emplois dans des conditions qui les exposent davantage à la COVID-19. Au 28 septembre 2020, 218 pays, territoires et zones ont imposé des restrictions d’entrée. Les mesures médicales sont les plus courantes limitations d’entrée, représentant 54 % de toutes les restrictions possibles. Les déportations de migrants bloqués et en situation irrégulière peuvent surcharger les systèmes de santé publique déjà faibles des pays d’accueil. Plusieurs gouvernements ont mis en œuvre des mesures louables de soutien aux migrants bloqués comme les prolongations générales de visas, l’accès à des établissements médicaux et à des besoins de base – mais les migrants bloqués continueront à avoir besoin de protection et d’autres formes d’assistance en 2021.

OCHA/Charlotte Cans

Notes

  1. OIM, Impact de la COVID-19 sur les migrants bloqués, 30 septembre 2020 ; OIM, Dossier d’information : COVID-19 et migrants bloqués, 2 juin 2020, p. 1. ; OCHA, Plan mondial de réponse humanitaire, Mise à jour de juillet 2020.
  2. OIM, Aperçu des restrictions de mobilité dans le monde, 28 septembre 2020