Genre et violence sexiste (GBV) : vue d’ensemble

Three woman listen attentively

La violence sexiste est une expression générale désignant tout acte dommageable commis contre la volonté d’une personne et basé sur des différences sexospécifiques socialement prescrites entre les femmes et les hommes. Cette expression comprend les actes qui infligent un préjudice et une souffrance physiques, mentaux ou sexuels, les menaces de tels actes, la coercition et d’autres privations de liberté. Ces actes peuvent se produire en public ou en privé. La violence domestique, le viol, le trafic, les mariages précoces et forcés, le harcèlement sexuel et l’exploitation et les abus sexuels sont certains des types courants de violence sexiste dans les situations d’urgence humanitaire. La violence sexiste est profondément enracinée dans l’inégalité entre les sexes et dans les rôles et les normes sexospécifiques. Durant les urgences humanitaires, les dynamiques sexospécifiques peuvent être affectées et les inégalités aggravées, en alimentant ainsi davantage les risques de violence sexiste pour les femmes et les filles. Tel est particulièrement le cas quand les protections de la famille et de la communautés ont été détruites en exposant les femmes et les filles à des agressions dans leurs rôles sexospécifiques comme aller chercher de l'eau, de la nourriture et des moyens de subsistance. Elles peuvent également être ciblées par des acteurs armés se servant de la violence sexuelle comme tactique de guerre, de contrôle et d’exploitation.

La prise en compte de toutes les formes de violence sexiste est une priorité dans les environnements humanitaires car de tels actes comportent des conséquences immédiates et constituent un danger pour la vie Les femmes et les filles handicapées sont exposées à un risque encore plus grand. Il est donc important que les acteurs humanitaires veillent à ce que leurs actions et leurs initiatives préviennent et atténuent la violence sexiste dès le début des situations d’urgence.

  • Une femme sur trois dans le monde est victime d’abus physique ou sexuel une fois dans sa vie.
  • Une femme déplacée interne ou réfugiée sur cinq vivant dans une crise humanitaire et un conflit armé a été victime de violence sexuelle.
OCHA/Alioune Ndiaye